<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.hautetfort.com/css/atom.xsl" ?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
<title>Last posts on r.l. stevenson</title>
<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://www.hautetfort.com/explore/posts/tag/r.l. stevenson/atom.xml"/>
<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.hautetfort.com/explore/posts/tag/r.l. stevenson" />
<updated>2026-08-31T13:54:22+02:00</updated>
<rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights>
<generator uri="https://www.hautetfort.com/" version="1.0">https://www.hautetfort.com/</generator>
<id>https://www.hautetfort.com/explore/posts/tag/r.l. stevenson/atom.xml</id>
<entry>
<author>
<name>Le Bouquineur</name>
<uri>http://lebouquineur.hautetfort.com/about.html</uri>
</author>
<title>La littérature au secours du randonneur ?</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://lebouquineur.hautetfort.com/archive/2026/08/30/la-litterature-au-secours-du-randonneur-6605417.html" />
<id>tag:lebouquineur.hautetfort.com,2026-08-30:6605417</id>
<updated>2026-08-30T06:00:00+02:00</updated>
<published>2026-08-30T06:00:00+02:00</published>
<summary> Les vacances sont terminées et certains sont peut-être partis en randonnée...</summary>
<content type="html" xml:base="http://lebouquineur.hautetfort.com/">
&lt;p&gt;Les vacances sont terminées et certains sont peut-être partis en randonnée de plusieurs jours avec leur sac au dos, bénissant les technologies modernes qui allègent les bardas et réduisent l’encombrement des accessoires. En dépit de ces modernités je suis presque sûr que parfois vous avez pesté d’avoir à trimballer votre petit chez-vous sur votre dos quand le chemin devenait trop escarpé et le soleil trop brûlant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est là que la littérature aurait pu vous apporter un modeste soulagement si vous vous étiez souvenu de vos lectures dont je ne prendrai que deux exemples&amp;nbsp;: Gustave Flaubert et son &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;color: #ff0000;&quot; href=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/archive/2012/10/13/gustave-flaubert-et-maxime-du-camp-nous-allions-a-l-aventure.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Voyage en Bretagne&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, et, dans une moindre mesure, R.L. Stevenson et son &lt;em&gt;Voyage avec un âne dans les Cévennes&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans les deux cas, les écrivains partent à pied par monts et par vaux, explorer des régions loin des routes principales, Flaubert avec son ami Maxime Du Camp et Stevenson avec celle dont il se fera une amie après un temps d’adaptation, Modestine, une ânesse&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A-t-on idée aujourd’hui, de ce que signifiait alors, 1848 pour les premiers et 1878 pour le second, partir sac au dos&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Flaubert détaille très précisément l'équipement et la tenue vestimentaire conçus pour allier la marche buissonnière et le respect des convenances.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un chapeau de feutre gris. Une veste de toile, un gilet de toile coupe élégante, et un pantalon de toile démesurément large pour s'insérer facilement dans les guêtres. Une répétition de ce costume est prévue en drap pour les jours plus frais. Une paire de chaussures fortes en cuir à clous (« en dents de crocodile ») associées à des guêtres en cuir. Une paire de souliers vernis avec des guêtres en drap, destinées à protéger les chaussettes de la poussière, réservées aux étapes urbaines, visites officielles ou réceptions. De quoi fumer tout au long de la route (pipe et tabac), élément essentiel de leur mode de vie nomade.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout ce bazar est casé dans un sac à dos militaire de type fourniment qui fait référence au havresac d'infanterie de l'époque. Contrairement à une besace souple, ce sac possède un cadre ou une boîte interne en bois recouverte de toile goudronnée imperméable ou de peau. Cela protège le contenu des intempéries et conserve une forme rectangulaire constante. Il est maintenu sur le dos par deux larges bretelles en cuir épais qui se croisent sur la poitrine pour mieux répartir la charge lors des longues marches. Sa structure rigide permet de sangler facilement d'autres objets à l'extérieur (couverture roulée, gamelle, manteau).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En adoptant ce sac de troupe lourd et robuste, les deux amis font le choix d'un équipement utilitaire taillé pour l'endurance. Pour deux jeunes bourgeois de cette époque, arborer ce paquetage militaire contrastait nettement avec les habitudes de voyage de leur milieu, attirant souvent la curiosité ou la méfiance des habitants bretons.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour résumer, le sac à dos de Flaubert, c’est une caisse en bois&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quant à Stevenson, son voyage dans les Cévennes d’une douzaine de jours et deux cents kilomètres, le mène de la Haute-Loire au Gard. Son unique compagnie est l'ânesse prénommée Modestine, avec laquelle, malgré des débuts difficiles, il finit par tisser des liens affectifs forts. Sans vouloir minimiser l’exploit du Britannique, il était aidé et ne portait pas sa lourde charge.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Car lui aussi emporte beaucoup de choses&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;un revolver, une petite lampe à alcool, deux assortiments complets de vêtements de rechange,&amp;nbsp;outre mes habits de voyage en velours campagnard, mon paletot de marin et un chandail en tricot, quelques livres, ma couverture de voyage (…), des plaquettes de chocolat et des boîtes de saucisses boulonnaises (…), un gigot froid de mouton, une bouteille de Beaujolais, une boîte vide destinée à contenir du lait, un fouet à œufs et une provision importante de pain bis et blanc.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et le plus lourd était dans son sac de couchage, «&amp;nbsp;une sorte de long rouleau ou saucisson en bâche verte imperméable à l’extérieur et en fourrure de mouton bleue à l’intérieur.&amp;nbsp;» C’est d’ailleurs ce sac qui le poussera à acheter une ânesse. La région est sauvage, les chemins non balisés et le GPS n’existe pas encore, alors il se perd, s’égare, mais finalement arrivera à bon port.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour la petite histoire et les cœurs tendres, je vous connais, si Stevenson s’est lancé dans cette aventure, c’est primo, pour trouver matière à un bouquin qui lui rapporte de l’argent à une époque où il tire la langue, et secundo pour oublier un chagrin d’amour, celle qu’il aime l’a quitté pour retrouver son époux et ses enfants aux Etats-Unis. J’en termine avec le &lt;em&gt;happy end&lt;/em&gt;, l’année suivante Stevenson partira en Californie et convaincra son aimée de l’épouser&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Moralité, la randonnée ce n’est pas une nouveauté de notre époque et bonne nouvelle, le matériel progresse sans arrêt pour vous faciliter le trajet.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</content>
</entry>
</feed>